Les skateshops virtuels fleurissent. Quoi de plus logique ? Monter un cybershop est maintenant à la portée de n'importe quel internaute. Vous shapez votre board le dimanche au fond du jardin et la mettez en vente dès le lundi sur le web. Vous proposez pour un prix modique au monde entier des t-shirts aux couleurs de votre crew. Vous achetez un jour chez un grossiste chinois une centaine de paires de trucks que vous bradez (avec une honnête marge) le lendemain. Et je ne vous parle pas des boards qu'il est possible d'acquérir à des prix défiants toute concurrence grâce au taux de change (encore) intéressant entre l'euro et le dollar. Bref, je ne vous apprends rien en vous disant que les moyens de communication mis aujourd'hui à notre disposition modifient nos comportements d'achat et nous font évoluer du statut de simple consommateur à celui de consommateur/producteur.
Un nombre croissant de skateshops ont suivi cette évolution en nous proposant de passer nos commandes via Internet. Mais certains s'y refusent. Ils ont fait le choix de dire « non ». Non à l'achat compulsif, à la dictature de l'instant. Non aux uniques échanges virtuels et tarifés.
Je ne souhaite pas opposer ces deux modèles mais simplement rappeler ce que j'ai déjà eu l'occasion d'écrire : pour moi, le choix puis l'achat d'une board sont des moments importants. Trop importants pour faire l'économie d'une ou de plusieurs visites dans votre skateshop préféré. Pour échanger avec d'autres passionnés, rire, partager des souvenirs. Pour comparer la taille de nos pizzas, ou organiser une session... J'ai malheureusement entendu plus d'une fois un rider m'avouer qu'il avait testé une board dans un shop pour l'acheter par la suite en discount sur le net. Il est vrai que la somme à débourser pour acquérir la planche de ses rêves est parfois élevée. Mais lorsqu'on invite sa promise à dîner dans un restaurant, on ne l'emmène pas chez Flunch!
Recent Comments